Parc national des Calanques
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Les Calanques et l'art

© Florian Launette

 

Le cadre paysager majestueux des calanques a inspiré de nombreux artistes, que ce soit en chanson, en peinture ou au cinéma.

 

Les Calanques dans la littérature

Tout au long du XIXe siècle, la littérature s’est inspirée de Marseille, de son terroir et de son folklore. Le mythe du cabanon à Marseille est né de textes et de chansons, car la villégiature fait partie de sa culture. La littérature provençale du XIXe siècle a été adaptée à l’échelle nationale par la création d’opérettes qui ont contribué à exporté une certaine image artistique de Marseille, sa villégiature et ses Calanques. Toutefois, le texte le plus emblématique est sans doute le poème Calendaù de Frédéric Mistral.

 

Les Calanques dans la peinture

De 1750 à 1940, les Calanques ont été un lieu d’expériences plastiques : la lumière, la mer, la variété des roches, les pêcheurs... ont conduit des peintres à représenter ces paysages sous de multiples styles artistiques, comme notamment : Emile Loubon, Paul Guigou, Raphaël Ponson, Jean-Baptiste Olive, Frédéric Montenard, André Derain, Henri Matisse, Maurice Denis, Henri Manguin, Ker-Xavier Roussel, Pierre Bonnard, Paul Cézanne...

Les Calanques et le cinéma

Avec les premiers films tournés par les frères Lumière dans la commune de La Ciotat, le territoire du Parc national des calanques apparaît comme un terroir cinématographique. Les Calanques, proches mais à l'écart de la ville, se sont ainsi installées dans de nombreux décors cinématographiques. Elles devinrent ainsi des lieux de retraite, à l'abri des contraintes de la ville dans « César » de Marcel Pagnol, où l'on voit apparaître Callelongue pour la première fois à l'écran, en 1935.

Cette même année, Maurice Tourneur filme aux Goudes « Justin de Marseille ». En 1945, dans « L’Affaire du grand hôtel » d'André Hugon, deux couples en pleine conversation amoureuse au cabanon, se font surprendre par ceux qui les poursuivent.

 

L'épisode de comédie marseillaise, par lequel Paul Carpita clôt la première partie de « Rendez-vous des quais », en 1953, fait apparaître en quatre minutes tous les signes du plaisir marseillais : la pétanque, le cabanon, l'eau pour la pêche aux moules et la baignade...

Les films « Honoré de Marseille » de Maurice Regamey (1956), « L'Armée des ombres » de Jean-Pierre Melville (1969) et « Borsalino » de Jacques Deray (1970) sont quant à eux tournés en partie dans les calanques d'En-Vau et Port-Pin.

 

Ce qui attire tant les réalisateurs ? La beauté et les paysages incroyables du Parc national des Calanques ! Reposants ou mouvementés, escarpés ou plats... ces derniers offrent une possibilité de plans divers auxquels les réalisateurs aiment recourir dans leurs films, tel « Fantômas » d'André Hunebelle (1964) ou « Le transporteur 1 » de Louis Leterrier et Corey Yuen (2002).