Parc national des Calanques
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Zones de non prélèvement

Retrouver un équilibre naturel dans l’espace marin

ZNP de Sormiou © Parc national des Calanques
Pour renforcer la biodiversité marine et les ressources halieutiques, le Parc national des Calanques a, dès sa création, mis en place dans son cœur marin des zones où tout prélèvement est interdit.

 

Les ZNP en chiffres

Si la pêche reste une activité autorisée sur environ 90 % du cœur marin du Parc national des Calanques, 10 % du territoire marin est classé en zones de non prélèvement, ou ZNP. Le périmètre des ZNP représente ainsi 4 634 hectares sur les 43 500 hectares du cœur marin du Parc national.

Sept ZNP ont ainsi été délimitées à la création du Parc national au sein de son cœur marin, où toute sorte de prélèvement est interdite, de façon permanente et définitive, que ce soit pour la pêche professionnelle ou la pêche de loisir.

 

Des bouées et des points GPS

En réponse aux demandes de nombreux pêcheurs, mais aussi pour faciliter les missions de surveillance, le Parc national a matérialisé visuellement les extrémités des zones de non prélèvement, en faisant installer par le service des phares et balises de Méditerranée des bouées de balisage définitives marque spéciale en mer. Les premières ont été installées en 2014 dans trois ZNP prioritaires : Cap Soubeyran, Sormiou et Planier. Elles ont ensuite été complétées par des panneaux de signalétique posés à terre pour les zones côtières de Riou, Sormiou, Devenson, Cacau et aux falaises Soubeyranes.

Compte tenu de nombreuses contraintes naturelles (par exemple les grandes profondeurs de la ZNP Cassidaigne ouest), réglementaires, ou de sécurité, propres à l’espace marin, certaines ZNP n’ont pas été matérialisées par des bouées. Toutefois, pour ces zones, les points GPS sont communiqués par le Parc national sur son site internet, dans des brochures et par de l’information délivrée auprès des associations professionnelles ou de loisir, afin de permettre aux pêcheurs de se repérer en mer et de respecter la réglementation.

 

 

L'effet « réserve »

Les zones de non prélèvement perpétuent cette volonté de renforcement de la biodiversité marine et des ressources halieutiques, avec l'objectif indirect de garantir la pérennité de la pêche professionnelle artisanale locale. Elles permettent de retrouver sur un espace défini et surveillé un écosystème marin vigoureux, où l'équilibre naturel est rétabli en termes de taille et de diversité des espèces.

La superficie de ces zones, dans lesquelles les poissons et les invertébrés bénéficient d'une protection accrue, leur permettent ainsi de mieux grandir, de se multiplier à l'intérieur de ces zones refuges et d'alimenter les espaces marins pêchables. Cet effet positif des ZNP se diffuse également dans les zones adjacentes, contribuant indirectement à préserver les ressources halieutiques.

Afin de suivre l’efficacité de ces mesures de gestion, le Parc national a engagé dès 2014 un suivi biologique qui s’appuie notamment sur des pêches menées en collaboration avec des professionnels.

 

D’hier à aujourd’hui

La rade de Marseille regroupe la plus grande surface de zones de « no take » de Méditerranée. Ce littoral déjà très largement détruit par les premiers chaluts au XIXe siècle voit en 1894 la création du cantonnement d’Endoume, première réserve intégrale imaginée par Paul Gourret et des pêcheurs. Insuffisamment protégée, cette première zone disparaît rapidement. 

Aujourd’hui, associées à une surveillance opérationnelle, les zones de non prélèvement sont les meilleurs outils de conservation halieutique.

 

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