Parc national des Calanques
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Le risque incendie

Lutter contre le feu dans les Calanques

Gardes-moniteurs en vigilance incendie © Parc national des Calanques
Situé en zone périurbaine et soumis à un climat aride et à une forte fréquentation, le Parc national est particulièrement exposé au risque d’incendie.

 

Les feux de forêt dans les Calanques

Les feux de forêt constituent un danger majeur pour les habitants et usagers du Parc national des Calanques et de ses alentours. S’agissant des écosystèmes, leur répétition est dévastatrice pour l’environnement, fragilisant considérablement la faune, la flore et les sols. Le site de LuminyLa Gineste a ainsi connu plusieurs incendies en 1979, 1990 et 2016. En 2016, près de 300 hectares du territoire du Parc national ont brûlé.

 

Lutter contre les incendies

Dans le but d’en réduire le risque et d’améliorer les dispositifs de lutte contre les incendies, différentes actions sont mises en œuvre sur le territoire du Parc national par diverses structures engagées : les services de l’État, le Bataillon des marins pompiers de Marseille (BMPM), le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS 13), l’Office national des forêts (ONF), le département des Bouches-du-Rhône et les communes de Marseille, Cassis et La Ciotat, les Comités Communaux Feux de Forêt et Réserves Communales de Sécurité Civile. Ces partenaires gèrent la forêt, débroussaillent certains espaces, aménagent des pistes, posent des citernes, assurent une surveillance des sites ainsi que la lutte sur les feux.

Le Parc national quant à lui s’implique fortement dans la réduction du risque d’incendie. Il accompagne les partenaires pour que leurs projets soient mis en cohérence avec les enjeux de biodiversité, informant les usagers du niveau de danger, de la réglementation et des bons gestes à adopter, à l’aide de ses supports de communication, de sa signalétique et de ses agents de terrain. Ces derniers assurent des missions de surveillance et de police de l’environnement. Les contrevenants risquent des amendes allant de 135 à 1 500€.

 

Le plan massif : protéger les forêts contre l’incendie

La charte du Parc national des Calanques identifie la réduction du risque incendie comme l’un des cinq grands défis du territoire. Le plan massif formalise donc, avec la Métropole, les communes et les partenaires de la DFCI cités plus haut, une stratégie de protection facilitant la réalisation et l’entretien des aménagements structurants nécessaires, en mettant à disposition des moyens d’ingénierie pour conduire ces travaux avec l’ensemble des acteurs.

 

Terrain débroussaillé © Préfecture des Bouches-du-Rhône

L’obligation légale de débroussaillement

Autrefois, les activités agricoles créaient des barrières contre la propagation des incendies. La déprise agricole a favorisé un fort développement de la forêt méditerranéenne qui constitue aujourd’hui de vastes ensembles de combustibles continus. Les villes et villages ont conquis l’espace agricole et forestier pour les urbaniser. Le feu n’a donc plus de limite d’extension naturelle.

L’OLD vise les propriétaires habitant en zones à risque, les obligeant à débroussailler leurs chemins d’accès et les abords de leurs habitations pour les protéger, et pour protéger la forêt qui les entourent. L’objectif est de diminuer la masse de végétaux inflammables afin de protéger les personnes, les habitations et la forêt, afin également de permettre aux pompiers de lutter sous des températures tolérables pour un corps humain équipé (80°C).

 

 

 

Bons gestes et réglementations

  • Je respecte les interdictions d’accès au Parc national du 1er juin au 30 septembre lors des jours classés « rouge ».
  • Je ne fume pas (cigarette ou chicha) et je ne jette aucun mégot dans la nature ni à pied ni depuis un véhicule.
  • Je ne fais ni feu de camp ni bivouac ni camping ni caravaning, et je n’utilise pas de camping-gaz.
  • Je ne brûle pas mes déchets ou mes végétaux coupés.
  • Je procède aux Obligations Légales de Débroussailler pour me protéger si je suis habitant d’une zone à risque (voir plus haut).
  • Si je suis témoin d’un incendie, j’appelle les pompiers au 112 ou au 18, je me mets en sécurité, dos au vent, je ne me dirige pas vers la source de fumée ou du feu.

La végétation méditerranéenne et le feu

Éliminant les espèces les moins résistantes, le feu a contribué à modeler les communautés végétales. Autrefois, il était utilisé par les bergers et les paysans pour débroussailler les terres et ouvrir des espaces pour leurs troupeaux et leurs champs. Aujourd’hui, il est bien plus souvent le fruit de la négligence et de l’imprudence humaine. En Méditerranée, 95% des incendies sont d’origine humaine. Deux feux sur trois sont accidentels. L’abandon des activités agro-pastorales et le réchauffement climatique augmentent ce risque d’incendie. La végétation méditerranéenne y est particulièrement sensible. Il faut plusieurs siècles à la forêt méditerranéenne pour évoluer naturellement vers la chênaie, stade où elle atteint son équilibre. Mais lorsqu’elle est touchée par les flammes, la forêt doit recommencer le processus à zéro.