Parc national des Calanques
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Plans de paysage

Belvédère de Sugiton © M. Berenger - Parc national des Calanques
C’est bien le paysage, l’émotion qu’il nous procure, qui est à l’origine de la protection des Calanques et qui a sans doute aussi participé au choix d’implantation des premiers hommes. Mais derrière ce grand mot et l’étendu de notre regard, le paysage porte des dynamiques naturelles, des intentions sociétales, notre qualité de vie et celle des générations futures.

Un plan de paysage, pour quoi faire ?

Un plan de paysage part de cette volonté commune de regarder ensemble le devenir d’un site et de se doter d’une stratégie et de plan d’action pour nourrir les processus réglementaires qui agissent sur le paysage :  Schémas Territoriaux, Plans d’urbanisme, Plans de massifs, Projet de territoire du Parc national…

Dès sa création, le Parc national s’est associé à l’agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise (l’AGAM) pour réaliser un plan de paysage dans le but d'améliorer les paysages du Parc national des Calanques et des espaces urbains qui lui sont proches.

Préserver l'espace naturel et accueillir le public

Cette démarche marque la volonté de conjuguer les enjeux de protection et de transition écologique avec l’aménagement et d’accueil sur des territoires terrestres et marins emblématiques inclus dans le fonctionnement d’une métropole portuaire. Soutenu par un financement du ministère de l’écologie, le plan de paysage constitue un socle partagé pour les projets de gestion et d’accueil du public dans les espaces naturels du Parc national.

Ce document de référence, validé en conseil d’administration du 8 juillet 2016, a ainsi pour objectif de permettre à tous (élus, techniciens, usagers) de connaître les espaces de grande valeur et de cibler leurs enjeux en matière de préservation. Le plan de paysage du Parc national prend en compte les dynamiques naturelles et les orientations d’aménagement co-construit avec l’ensemble des acteurs du territoire (habitants, usagers, gestionnaires, propriétaires, associations…) avec la volonté de désaménager le cœur de Parc et d’organiser les limites et transitions vers l’espace naturel.

 

BALISE DE LA CASSIDAIGNE, La Ciotat (-35 mètres ). Peinture numérique © Margaux BIDAT / 2020
ROCHER DES ESQUINES, Plateau continental (-100 mètres). Peinture numérique © Margaux BIDAT / 2020
TIBOULEN DU FRIOUL (-30 mètres). Peinture numérique © Margaux BIDAT / 2020

 

Le plan de paysage sous-marin

Les paysages sous-marins du Parc national des Calanques représentent plus de 93% de son territoire. Découpés à l’extrême, très variés, ils n’ont rien à envier aux paysages terrestres : leurs décors qui se détachent dans le bleu sont exceptionnels et ils constituent de véritables hotspots de biodiversité.

Depuis le 29 novembre 2022, ils bénéficient d’un plan de paysage, un outil pour la gestion du littoral marin, rappelant l’importance de ces milieux et leur dépendance aux aménagements et usages à l’échelle métropolitaine. Validé à l’unanimité en conseil d’administration, financé par le Ministère de la Transition écologique, il est le tout premier plan de paysage sous-marin français.

Un projet de territoire

Ce plan de paysage est un projet collectif, pensé pour et avec les acteurs du territoire. Il place le paysage au centre de l’action, le considérant comme un élément clé de l’identité, de la qualité de vie et de l’attractivité du territoire. Un élément constitutif de notre terroir. Il vise à :

  • identifier et donner à voir les paysages qui font la valeur unique du territoire,
  • comprendre leurs dynamiques et leurs évolutions pour en préserver la qualité et lutter contre leur altération et leur banalisation,
  • fixer des Objectifs de Qualité Paysagère et les traduire en actions pour protéger ces paysages, encadrer leurs usages et leur accorder toute la valeur symbolique et fédératrice qui leur revient.

Objectifs de Qualité Paysagère

Le plan de paysage sous-marin définit 4 enjeux :

  • Maintien des dynamiques du vivant et de l’équilibre écologique.
  • Maintien des services rendus par un équilibre entre attractivité et protection.
  • Développement d’une culture commune autour de la patrimonialité des paysages sous-marins.
  • Affirmation d’une gouvernance partagée des paysages sous-marins.

Et propose des mesures opérationnelles structurées autour de 3 Objectifs de Qualité Paysagère :

  • Adapter les usages et la fréquentation
  • Développer et partager la connaissance
  • Gérer et restaurer les paysages dégradés