Parc national des Calanques
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Les falaises du Devenson

Des calanques vertigineuses

Les falaises du Devenson vues de la terre © Parc national des Calanques
Les falaises du Devenson font partie du cœur sauvage des Calanques. Ce secteur, très peu remanié par la main de l’homme, contrairement à la majorité des espaces du Parc national, offre à voir des paysages tels que la nature les a composés.

 

Devant le soleil

Le mot devenson (devensoun en provençal) fait référence à l’exposition de la paroi rocheuse, et non à un alpiniste anglo-saxon comme certains le pensent ! Plein sud, sur le versant qui bénéficie de la plus longue exposition au soleil, on se trouve donc devant la colline. Quant au suffixe -on, il est typique des substantifs provençaux : agachon, cabanon, Logisson, Sugiton

 

Des paysages qui débordent l’imagination

Composées de parois et d’aiguilles particulièrement hautes (près de 250 mètres) qui plongent directement dans la mer sans replat, les falaises du Devenson sont, selon le célèbre paysagiste Gilles Clément, « des paysages que même un paysagiste n’oserait imaginer ».

Plusieurs calanques inaccessibles par la terre s’y logent, comme celles de Saint-Jean de Dieu ou de l’Œil de Verre, du Devenson, de l’Eissadon et de l’Oule, ainsi que les anses des Enfers et de la Baume. En provençal, oule signifie « chaudron » et baume « grotte ». Tous ces vocables décrivent bien l’aspect chaotique de ces lieux sauvages…

 

Une nature préservée

Ces formations calcaires abritent également une biodiversité exceptionnelle. Les pins accrochés à flanc de falaise, dans de profondes fissures remplies de terre, sont à l’abri des incendies et peuvent ainsi atteindre un âge avancé.

De nombreux oiseaux y trouvent refuge : c’est ici le domaine de nombreuses espèces aimant les grands espaces ouverts, tels que le faucon pèlerin ou le Grand-duc. Côté mer, au pied du Devenson se situe une zone de non prélèvement.

 

Un ancien domaine agroforestier

Les falaises du Devenson font partie d’un ensemble plus large, celui de l’ancien domaine agropastoral et forestier de la Gardiole, aujourd’hui forêt domaniale qui appartient à l’État depuis 1897 et qui est gérée aujourd’hui par l’ONF.

Cette propriété à l’économie prospère, de culture agricole autour de la ferme, et sylvopastorale dans les collines, voyait s’activer de nombreux chevriers en compagnie de leurs troupeaux. On y croisait aussi des bouscatiers, gemmeurs, chaufourniers, charbonniers, chaudronniers, et multiples autres cueilleurs de produits divers de la colline. Ces métiers en lien avec les usages provençaux ont laissé leurs noms aux vallons.

Ces activités ont reculé après la destruction des vignobles par le phylloxéra à la fin du XIXe siècle, puis la vente des terrains par leurs riches propriétaires. Elles ont été supplantées depuis par les loisirs : les bergers sont aujourd’hui remplacés par les randonneurs et les grimpeurs !

 

« Entre l’eau et le ciel, la haute falaise, blanche et verticale, est le lien qui unit le monde de la mer et celui de la terre. »

Gaston Rébuffat

Visite et réglementation

Avant toute sortie au Parc national des Calanques, préparez votre visite et consultez les bons gestes à adopter et les réglementations à respecter.

On peut découvrir les falaises et les collines alentour toute l’année, sauf en cas de fermeture des massifs pour cause de risque d’incendie. Le sentier balisé en vert qui sillonne le sommet des falaises, telle une corniche au-dessus de la mer, offre quelques points de vue exceptionnels. Plusieurs abris sont naturellement ménagés à l’ombre de très beaux pins. Ce sentier panoramique est implanté sur l’ancien chemin charretier, d’une grande valeur esthétique, empierré et soutenu par des murs de pierres sèches.

Pour contempler autrement toute la force de ces paysages, une bonne manière est de les observer depuis la mer, en kayak notamment.

VIGILANCE : amis randonneurs, attention, ce site peut s’avérer extrêmement dangereux. En restant sur le sentier balisé, vous assurez votre sécurité. En vous en éloignant, vous mettez votre vie en danger. Les falaises du Devenson sont particulièrement abruptes et les coups de vents brutaux peuvent entraîner une chute mortelle.

 

Accès

Bus RTM B1 ou 521 en soirée – direction Campus de Luminy, arrêt Luminy – PN des Calanques, puis environ 1h30 de marche par le col de Sugiton et le col de la Candelle pour aborder les falaises du Devenson par l’ouest.

Bus M08 :

  • arrêt La Gineste, puis environ 2 heures de marche par le col de la Gineste et le mont Puget pour aborder les falaises du Devenson par l’ouest.
  • arrêt Carpiagne Gineste puis environ 1h30 heure de marche par le col de la Gardiole pour aborder les falaises du Devenson par l’est.

 

 

Localisation

Coordonnées GPS : de 43.2072381, 5.4784169 à 43.2045616, 5.4886268