Parc national des Calanques
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Sugiton

Un belvédère et une calanque

Belvédère de Sugiton © M. Berenger - Parc national des Calanques
Site grandiose mais surfréquenté l’été, Sugiton est victime de son succès, malgré son dénivelé important. Les alentours, vertigineux, offrent de magnifiques points de vue.

 

Visite et réglementation

 

Accès

Bus RTM B1 ou 521 en soirée – direction Campus de Luminy, arrêt Luminy – PN des Calanques, puis :

  • environ 30 minutes de marche pour accéder au belvédère,
  • environ 45 minutes de marche pour accéder à la calanque.

Itinéraire de randonnée : la calanque et le belvédère de Sugiton

Accéder aux Calanques depuis Marseille

 

Localisation

Coordonnées GPS du belvédère : 43.214023, 5.448105 

Coordonnées GPS de la calanque : 43.212196, 5.454012

 

Carte des sentiers et des accès au belvédère et à la calanque de Sugiton

Cliquez sur la carte pour l'agrandir

 

Avant toute sortie au Parc national des Calanques, préparez votre visite et consultez les bons gestes à adopter et les réglementations à respecter.

Le domaine de Luminy est la principale porte d’entrée de la calanque de Sugiton. Veuillez consulter sa règlementation spécifique sur cette page.

On peut découvrir la calanque, le belvédère et les collines alentour toute l’année, sauf en cas de fermeture des massifs pour cause de risque d’incendie.

Attention, la calanque de Sugiton est victime de surfréquentation l’été, notamment concernant la baignade. Veuillez privilégier le bus pour vous rendre à Luminy (les parkings peuvent vite être saturés), et respecter les espaces naturels : pas d’abandon de déchets ni de nuisances sonores.

La remontée depuis la calanque de Sugiton jusqu’à Luminy peut être difficile en raison de la forte pente du sentier, surtout en période estivale : comptez au moins une heure de marche au retour. Renseignez-vous et préparez-vous avant toute visite.

 

De la pinède au belvédère

Pour se rendre à Sugiton, il faut d’abord traverser une partie du domaine de Luminy, et sa belle pinède dont certains sujets sont plus que centenaires. Historiquement, Luminy et Sugiton appartenaient au même domaine forestier et agropastoral. Il en reste aujourd’hui la superbe bastide au cœur du campus, ainsi que les vestiges d’une bergerie au col de Sugiton. L’ensemble est dominé par le mont Puget, plus haut sommet du massif des Calanques.

 

Un panorama au cœur du massif des Calanques

Le belvédère de Sugiton se tient sur le site d’une ancienne vigie miliaire dont l’emplacement a été choisi pour la vue dégagée qu’il offre sur la côte et le large. Aussi connu sous le nom évocateur de « tour d’Orient », « Sugiton » proviendrait du latin saxum, qui signifie « rocher », et notamment « rocher isolé ». Culminant à 245 mètres, il offre l’une des plus belles vues sur le Parc national dans sa globalité, très représentative de ce que sont les Calanques : un massif montagneux au bord de l’eau.

Quand on est face à la mer, le mont Puget se trouve à gauche. Sur le littoral, la Grande Candelle et les falaises du Devenson se découpent fièrement. Au-delà se profilent le cap Canaille, et même les Embiez et le cap Sicié par temps clair. Tout proche, l’îlot du Torpilleur indique l’emplacement de la calanque de Sugiton. À droite, le belvédère permet d’observer la calanque de Morgiou comme vue d’avion. Le massif de Marseilleveyre, l’île Maïre et, plus au large, l’archipel de Riou, sont également bien visibles.

 

En descendant vers la calanque de Sugiton

Deux moyens s’offrent au randonneur pour accéder à la mer : le sentier abrupt creusé à travers le rocher, ou la route du feu aménagée dans les années 50-60. C’est l’occasion de faire attention à la végétation environnante, et aux vestiges agropastoraux qui parsèment le parcours : bergeries, restanques et fours à chaux. Cette route vit aussi le tournage d’un film culte : Le Salaire de la peur, d’Henri-Georges Clouzot, avec Yves Montand.

En bas de la pente, la calanque de Sugiton se réduit en fait à deux petites calanques encaissées, assorties chacune d’une minuscule plage. Le site est surfréquenté en période estivale bien plus que son exiguïté le permet : la Ville de Marseille estime que 200 à 300 mille visiteurs s’y rendent chaque année. La flore locale y souffre particulièrement du piétinement.

 

Calanque des Pierres tombées © P. Richaud
Falaise des Toits et Grande Candelle © P. Richaud
Vue depuis la falaise des Toits sur le cap Morgiou © A. Zec - Parc national des Calanques

 

La calanque des Pierres tombées

Voisine de Sugiton, on trouve, après l’îlot du Torpilleur, la calanque bien nommée des Pierres tombées, dont la partie orientale est occupée en été par les naturistes. Dans cette anse aux parois fragilisées, des travaux de purge sont régulièrement menés afin de faire tomber de manière préventive les pierres qui menacent de chuter.

L’éboulement est un phénomène auquel les Calanques sont naturellement soumises ; il est également lié à la surfréquentation qui accélère l’érosion des surfaces rocheuses. Pour enrayer cette érosion, il est notamment procédé à des mises en défens de régénération : en effet, la végétation permet grâce à ses racines de stabiliser les sols calcaires.

 

La falaise des Toits

Sugiton est surplombée par la vertigineuse falaise des Toits, qui mène aux grandes randonnées de la Grande Candelle et du Devenson. Ce site écologique majeur abrite de nombreuses espèces qui viennent y nicher (chauves-souris, martinets...). Ces parois sont également très équipées pour l’escalade, avec une centaine de voies. Au printemps, un arrêté en ferme une partie pour protéger la nidification des faucons pèlerins.

 

« Lorsque je rentre des steppes russes, je me précipite dans les Calanques. Elles me sont un bain de jouvence. J’ai besoin de m’y promener, de me perdre dans le délicat labyrinthe de tourelles, d’aiguilles, de cirques et de terrasses. J’y reviens sans jamais me lasser. J’y escalade les mêmes voies sans jamais en épuiser la saveur. Je redécouvre des chemins cent fois empruntés. »

Sylvain Tesson

Le saviez-vous ?

Les murs en béton qui soutiennent la piste qui mène au belvédère de Sugiton, ainsi que la plateforme située à la fin de la route du feu, sont des constructions allemandes qui datent de la Seconde Guerre mondiale. Le but était pour les armées du Troisième Reich de se ménager des points de vue, afin de surveiller la côte et ainsi d'empêcher un débarquement allié par la mer.

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