Parc national des Calanques
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Chasse

© Pncal

 

Une pratique traditionnelle dans le Parc national des Calanques

 

Les populations européennes du paléolithique étaient des chasseurs cueilleurs. L’agriculture n’était pas encore mise au point car les populations étaient peu nombreuses.

Pour perfectionner leur technique de chasse, ces populations de chasseurs ont réalisé  d’importantes innovations. Elles taillaient la pierre avec une technique de plus en plus précise, avec des tranchants plus longs, des outils diversifiés. 

Elles mirent au point une technique de propulsion beaucoup plus efficace que le simple lancé de javelot. Grâce à un propulseur, les chasseurs visaient en effet plus précisément, plus loin et plus fort. Les propulseurs étaient constitués de bâtons en bois de rennes généralement, parfois sculptés et comportant à un des bouts, un crochet qui retenait le javelot vers l’arrière.

Dans le territoire des Calanques, les hommes chassaient surtout les chamois et bouquetins qui vivaient sur les reliefs côtiers.

Aujourd’hui la chasse du petit gibier est toujours pratiquée sur le territoire du Parc national des Calanques. La perdrix rouge, le lièvre, le lapin et les oiseaux migrateurs (grives, pigeon ramier...) sont les principales espèces chassées. La chasse au sanglier se développe par ailleurs, en lien avec l’augmentation des populations de cette espèce qui appelle à une vigilance particulière.

Le décret 2012-507 du 18 avril 2012 créant le Parc national des Calanques autorise le maintien de la chasse en cœur de parc en dehors des zones de tranquillité de la faune sauvage, qui représentent environ 51% de la surface du cœur terrestre.