Parc national des Calanques
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Crénilabre paon

Les couleurs de l’amour

Crénilabre paon © H. Thedy - Parc national des Calanques

On l’appelle rouquier, ou roucaou à Marseille, et c’est un vrai séducteur ! Son succès est assuré par ses lèvres charnues et ses couleurs, que les mâles intensifient au cours de leur longue parade nuptiale. Mais c’est sans compter certains resquilleurs qui les expulsent de leur nid et fécondent à leur place les ovules de la femelle…

Le mâle est en effet plus coloré que la femelle : vert jaune marqué de bandes horizontales ponctuées de rouge et de bleue pour le premier, brun grisâtre à lignes brun foncé pour la deuxième. Ils ont cependant deux taches sombres en commun : l’une entre les yeux et l’autre devant la queue. Ils peuvent modifier leurs couleurs en fonction de leur environnement pour se camoufler, et, comme l’homme, pâlissent quand ils ont peur ! Les mâles peuvent atteindre 40 cm alors que les femelles ne dépassent pas les 25 cm.

Quand est venu le temps de se reproduire, entre mars et août, le mâle confectionne dans un coin de rocher un nid avec des algues, et se livre à sa parade nuptiale pour y attirer la femelle. Une fois la ponte effectuée, ils sont aux petits soins, ventilant les œufs pour les oxygéner.

Le crénilabre paon se nourrit de toutes sortes de petits invertébrés (vers, crustacés, oursins, bivalves…). Endémique de la Méditerranée, il pousse parfois la curiosité au-delà du détroit de Gibraltar : ainsi le rencontre-t-on, au plus loin, du côté du pays basque au nord, et de la Mauritanie au sud.

Nom scientifique : Symphodus tinca

Habitats naturels : Fonds rocheux, Herbier de Posidonie

 Le saviez-vous?

Quand le crénilabre paon se tient à la verticale, immobile et la tête levée ou baissée, c’est le signal du nettoyage ! Des petits labres, poissons de la même famille que lui, répondent alors présents et viennent retirer ses parasites…

 Enjeu de conservation

Faible

 Menaces

 Ma contribution pour la protéger

  • J’utilise les mouillages écologiques afin de limiter l’impact de l’ancrage sur les fonds marins.
  • En cas de mouillage forain, je veille à mouiller hors des habitats marins fragiles et à remonter la chaîne en venant à l’aplomb de l’ancre.
  • Je signale tout événement environnemental inhabituel.
  • Je récupère les déchets et les dépose dans les conteneurs adaptés à terre.
  • J’informe et je sensibilise les autres usagers aux bonnes pratiques.

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Fiche sur DORIS