Parc national des Calanques
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Corail rouge

L'or de la Méditerranée

Corail rouge © R. Graille
Le corail rouge se développe dans des fonds rocheux ombragés entre 5 et 700 mètres de profondeur.

Il s’agit d’un animal invertébré formant des colonies composées de milliers d’individus de couleur blanche, appelés polypes. Ces colonies sont agencées par un squelette calcaire à la forme arborescente coloré rouge vif. On peut apercevoir leurs minuscules tentacules grâce auxquels ils se nourrissent de micro-organismes.

Espèce sensible aux variations de température et aux pollutions, sa présence est un bon indicateur de la qualité des eaux.

Nom scientifique : Corallium rubrum

Habitats naturels :

Le saviez-vous ?

Depuis des millénaires, le corail rouge de Méditerranée fait l’objet de toutes les convoitises.

La mythologie grecque raconte qu’il serait né du sang qui jaillit de la tête de Méduse, tranchée par Persée. Dans l’Antiquité, on l’utilisait dans certains traitements médicaux car on lui prêtait des pouvoirs de guérison. On lui conférait aussi des pouvoirs magiques qui protégeaient des dangers et des mauvais sorts…

Il était aussi utilisé comme monnaie d’échange. Marseille était d’ailleurs une grande ville de son exportation par les routes commerciales de l'époque.

Il continue à être, encore aujourd’hui, beaucoup utilisé pour la fabrication de bijoux et d’objets ornementaux, ce qui a fait chuter ses populations du fait de sa surexploitation combinée à une croissance lente.

Enjeu de conservation

Fort

Menaces

  • Exploitation humaine et arrachage
  • Destruction par des engins de pêche
  • Modification de son environnement
  • Changement climatique
  • Acidification des eaux

Actions de gestion pour le conserver

  • En Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur, cette pêche fait l’objet d’une autorisation délivrée par le Préfet de Région.

Ma contribution pour le protéger

  • J’utilise les mouillages écologiques afin de limiter l’impact de l’ancrage.
  • En cas de mouillage forain, je veille à mouiller hors des habitats marins fragiles et à remonter la chaîne en venant à l’aplomb de l’ancre.
  • Je ne dérange pas les animaux marins, je touche avec les yeux !
  • J’évite le contact avec le fond et avec les parois.
  • J’évite les passages répétés et prolongés dans les grottes.
  • Je signale tout événement environnemental inhabituel.
  • Je récupère les déchets et les dépose dans les conteneurs adaptés à terre.
  • Je ne ramène aucun souvenir du fond.
  • J’informe et je sensibilise les autres usagers aux bonnes pratiques.

En vidéo

En lien

Fiche sur DORIS