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Point sur les chantiers de nettoyage des sites souillés aux hydrocarbures

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Site de Morgiou - avant grattage © LeFloch Dépollution
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Site de Morgiou - après grattage © LeFloch Dépollution
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Morgiou quai Est - avant nettoyage © Le Floch Dépollution
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Morgiou quai Est - après nettoyage © Le Floch Dépollution
Depuis le 26 octobre, plusieurs sites du Parc national des Calanques ont été touchés par l’arrivée de résidus d’hydrocarbures suite à la collision de deux navires au large de la Corse le 7 octobre dernier. Alors que l’essentiel de cet épisode semble maintenant derrière nous, l’heure est maintenant aux dernières opérations de nettoyage et au bilan.

Bilan des opérations de nettoyage

En complément des opérations de nettoyage menées par le Parc national des Calanques et l’ensemble des services de l’Etat et des collectivités au moment le plus fort de la crise, une entreprise a été missionnée pour nettoyer les sites les plus touchés par l’arrivée des hydrocarbures. Les interventions de l’entreprise LeFloch Dépollution, mandatée par les assureurs des bateaux impliqués dans la collision, ont permis d’évacuer plus de 4 350 litres de résidus d’hydrocarbures et de macro-déchets souillés retrouvés dans les calanques de Morgiou, Sormiou, Marseilleveyre et Podestat. A ce chiffre s’ajoute le travail minutieux de grattage permettant de nettoyer la roche (voir série de photos avant/après ci-dessus). Le détail des opérations est le suivant :

  • Calanque de Morgiou

Date d’intervention : 21 et 22 novembre
Type d’intervention : ramassage de déchets souillés, récupération des boulettes, grattage manuelle du quai Ouest et de l’aire de Carénage Est
Quantité ramassée : 2550 litres

  • Calanque de Sormiou 

Date d’intervention : 23 novembre
Type d’intervention : Ramassage manuel des boulettes et des macrodéchets, grattage de la cale de mise à l’eau et des marches d’escaliers devant l’UCPA, brossage des galets souillés
Quantité ramassée : 1200 litres

  • Calanque de Marseilleveyre et de Podestat 

Date d’intervention : 24 novembre
Type d’intervention : ramassage manuel des macrodéchets (plastiques souillées, bois et boulettes), brossage des galets souillés, grattage et brossage des mouchetures sur le muret de soutènement (Marseilleveyre) et platier rocheux (Podestat)
Quantité ramassée : 600 litres

Une dernière opération de nettoyage est enfin prévue au Frioul. En raison de conditions défavorables celle-ci n’a pas pu être réalisée jusqu’alors.

Interview - bilan avec Didier Réault, Président du Parc national 

Didier Réault, Président du Conseil d’administration du Parc national des Calanques, tire un bilan à chaud de cet épisode de pollution. 

Cet épisode de pollution est-il derrière nous ?

D.R. : Le territoire du Parc national s’oriente aujourd’hui vers une sortie de crise mais la vigilance reste de mise. Même si la majorité de la nappe a pu être traitée par les services de l’Etat et que les résidus éventuels se sont probablement dilués dans l’eau, le retour à la côte de boulettes n’est pas à exclure.

Par ailleurs, la crise ne sera terminée que quand l’ensemble des sites aura été nettoyé. L’intervention de l’entreprise Le Floch a permis de dépolluer les principaux sites impactés mais quelques traces très éparses sont encore visibles le long du littoral des Calanques.

Quel bilan tirez-vous de cet épisode de pollution ?

D.R. : Il faut d’abord dire que les Calanques ont finalement été assez peu impactées par cet épisode de pollution. La situation que l’on connait ici n’est en rien comparable aux images qui nous sont parvenues du Var par exemple.

Nous avons eu, pour ainsi dire, de la chance… mais pas seulement ! Car si les Calanques s’en sortent bien, c’est aussi grâce au rôle joué par le Parc national. La veille anticipée de nos agents a permis d’accélérer la mobilisation des services de l’Etat et des collectivités compétents pour gérer cette crise. Une fois l’ensemble des acteurs mobilisés, le Parc national a continué à apporter son expertise et son soutien à l’ensemble des actions de surveillance et de dépollution. Au final, la bonne gestion de cet épisode est le fruit d’un travail collectif déployé sous la coordination de la Préfecture et dans lequel le Parc national trouve toute sa place.

Des suites seront-elles données à cette affaire ?

D.R. : Oui. Le Parc national entend faire payer les responsables de cette pollution pour les coûts de cette pollution. Des échantillons de résidus ont été effectués par les agents du Parc national de manière systématique afin de recueillir les pièces qui serviront dans le cadre des procédures. Nous réfléchissons aujourd’hui avec les avocats sur la meilleure stratégie à adopter pour porter l’affaire en justice.