Parc national des Calanques
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Les propriétaires et les gestionnaires du territoire terrestre du Parc national des Calanques

© PNCal

Histoire de la propriété du territoire dans les calanques

 

Jusqu’à la fin de XIXe siècle, le territoire de ce qui est aujourd’hui le Parc national des Calanques était, pour sa partie marseillaise, morcelé en grandes propriétés privées agricoles, forestières et pastorales organisées autour de bastides (Pastré, Luminy…) et autres fermes (Logisson, Gardiole, Carpiagne…)

Les attaques de phylloxéra de la vigne au début du XXe siècle, l’industrialisation de Marseille, les deux  guerres mondiales et  le classement du site ont incité progressivement les propriétaires privés à vendre leurs terrains à l’Etat soit auprès du Ministère de l’Agriculture (1897, 1970), du Ministère de la Défense (1895) ou du Ministère de la Culture, à la Ville de Marseille (1960, 2016), au Département des Bouches-du-Rhône (1961-1987) ainsi qu'au Conservatoire du Littoral (de 1978 à nos jours). A contrario, les espaces naturels des communes de Cassis, La Ciotat et La Penne sur Huveaune sont restés majoritairement communaux depuis la Révolution ou parfois depuis des périodes plus anciennes.

 

Aujourd’hui : une mosaïque de propriétaires fonciers et de gestionnaires

© PNCal

Cette histoire foncière singulière se traduit aujourd’hui par une mosaïque de propriétés, qui sont publiques pour 90 % du territoire. Cette configuration constitue un atout pour la protection des patrimoines (voir la carte ci-dessus). 

La gestion de ces diverses propriétés publiques est assurée par les services suivants :

  • le service Espaces naturels départementaux du Département des Bouches-du-Rhône pour les domaines départementaux,
  • l’établissement public du Parc national des Calanques, en co-gestion avec les communes de Marseille, Cassis et La Ciotat, pour les propriétés du Conservatoire du littoral ;
  • Le service Espaces naturels et risques de la Ville de Marseille pour ses terrains,
  • l’Office national des forêts pour les terrains de l’Etat (Ministère de l’Agriculture),
  • la Direction départementale des territoires et de la mer pour le domaine public maritime avec délégation de gestion à la Métropole Aix-Marseille-Provence pour les petits ports,
  • le Centre des monuments nationaux pour l’île d’If (Ministère de la Culture),
  • la Direction interrégionale de la mer Méditerranée pour l’île du Planier.

 

L’Office national des forêts assure par ailleurs l’application du statut juridique du régime forestier pour les terrains qui en bénéficient, propriétés des communes de Marseille, Cassis, La Ciotat et La Penne sur Huveaune ainsi que du Département et du Conservatoire du littoral. L’établissement contribue également à la gestion durable des espaces forestiers appartenant au Ministère de la Défense (Carpiagne) par convention spécifique.

En outre, le Département des Bouches-du-Rhône, la Métropole Aix-Marseille-Provence, les Villes de Marseille, Cassis et La Ciotat assurent la gestion et la police des voies ouvertes à la circulation publique en cœur de Parc.

 

Le Parc national comme garant de la cohérence des actions

 

L’établissement du Parc national ne possède aucune propriété sur le territoire. Son action réside dans la coordination de l’ensemble des acteurs et de leurs actions, sans pour autant se substituer à ces derniers.

Afin d’assurer une cohérence des actions ainsi que pour mener en commun les réflexions sur les grandes stratégies de gestion du territoire, l’établissement du Parc national anime chaque mois le Groupe de travail des propriétaires publics du Parc (GT3P) qui œuvre dans l’intérêt général de la protection et de la valorisation du territoire classé "cœur de Parc national".