Parc national des Calanques
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Bordure littorale des Calanques et archipel de Riou

Riou © Philippe Richaud

 

Cet espace littoral ouvert sur la mer abrite des paysages grandioses qui portent l’attractivité et l’imaginaire du territoire. C’est le terrain d’aventure par excellence où vit la biodiversité la plus riche mais aussi la plus fragile.

De Marseille jusqu’à Cassis, falaises blanches vertigineuses et échancrures rocheuses s’étalent sur 20 km de littoral méditerranéen. Elle est en situation de parcours paysager reliant la terre à la mer et ses îles, offrant de sublimes panoramas.

Cet ensemble paysager se caractérise par des contrastes importants entre des milieux vierges de toute occupation humaine, et à ce titre préservés, et des milieux habités que constituent les fonds de calanque. La géomorphologie particulièrement accidentée, brutale, y mêle violence et beauté avec des falaises escarpées vertigineuses et des peuplements forestiers perchés.

La roche calcaire est l’élément structurant de ce grand paysage côtier : une blancheur éclatante, écrasante, découpée, plongeant de manière abrupte dans les eaux d’un bleu profond de la Méditerranée, recouverte par endroits d’îlots de garrigue, et traversée par de nombreux vallons ou calanques, parsemés en majorité de pins d’Alep, dont les silhouettes découpées apportent aux falaises une dimension vivante exceptionnelle.

Parcourue par de nombreux sentiers (GR et autres sentes balisées), cette partie du territoire est le terrain de très nombreuses activités qui concentrent un maximum en période estivale : spots d’escalade de renommée internationale, pêche, plongée...

La bordure littorale des Calanques est également le témoin du patrimoine architectural et culturel marseillais typique avec la présence des cabanons aux endroits les plus abrités de l’unité, les fonds de calanques au bord de l’eau.

Ce littoral a longtemps constitué les plus beaux fonds de la Méditerranée occidentale. Les rejets industriels et urbains ont largement affecté ce précieux patrimoine, provoquant la disparition de nombreuses espèces mais des fonds restent particulièrement reconnus, en particulier autour des iles.

 © Philippe Richaud
Oeuf de Goéland - Riou © Pncal

 

L’archipel de Riou constituait depuis 2003 une réserve naturelle, initialement classée réserve biologique nationale, puis intégrée au Parc national à sa création en 2012.

Les îles ne sont pas habitées mais font l’objet d’une fréquentation en mer importante. En tant qu’espaces vierges de toute occupation humaine, sans doute les derniers sur le littoral méditerranéen, elles constituent des réservoirs importants pour la flore et pour les oiseaux qui y trouvent un lieu de déploiement favorable.

Puffins cendrés © J-P Durand
Puffin Yelkouan © F. Dhermain
Cormorans © CEN PACA