Parc national des Calanques
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Préhistoire

Arche de La Ciotat © Philippe Richaud

 

La grotte Cosquer

 

Les premières traces d’activités humaines dans les calanques remontent à environ 300 000 ans, lors du paléolithique inférieur.

Mais la marque paléolithique la plus émouvante de l’homme, sur la roche des calanques, se trouve à l’intérieur du massif, dans la calanque semi-circulaire de la Triperie : l’entrée de la grotte Cosquer se situe aujourd'hui à 37 m sous le niveau de la mer.

 

A l’ère glaciaire, le niveau de la mer était en effet suffisamment bas (environ 120 m plus bas que le niveau actuel) pour permettre aux hommes d’accéder à l’entrée de cette grotte, aujourd’hui pour partie immergée. Les températures étaient alors environ 5 °C en dessous de celles de notre époque et la mer était retenue dans les glaciers recouvrant l’Europe.

Les peintures rupestres qui ornent les murs de la grotte datent de deux époques distinctes : - 27 000 ans et - 19 000 ans. Suite au réchauffement progressif de la planète provoquant la remontée des eaux, la grotte est devenue inaccessible il y a 9 000 ans environ.

Bison dans la grotte
Pingouin dans la grotte cosquer

Les œuvres pariétales de la grotte Cosquer regroupent un éventail d’espèces très important et témoignent d’un climat froid. Sur les 177 représentations animales, sont représentés des chevaux, des aurochs, des bisons, des cerfs, des mégacéros, des bouquetins, des chamois, des phoques, des pingouins, un félin et une antilope saïga.

Plus de 65 mains marquent l’empreinte de l’homme sur la grotte, dont des mains d’enfants. Des restes de petits feux, une plaquette charbonneuse qui faisait office de lampe, des silex… ont également été retrouvés. Cette grotte fait partie des trois plus importants lieux de l’art pariétal en France. Elle faisait office de lieu spirituel et religieux (et non de lieu d’habitation).

Menacée par la remontée des eaux et les mouvements de sols, elle reste un lieu très important pour comprendre les débuts de l’humanité.

Découverte en 1985 par le plongeur Henri Cosquer, la grotte éponyme est officiellement déclarée en 1991 par son inventeur et classée monument historique la même année.

L’entrée est aujourd’hui interdite au public en raison de la fragilité des œuvres de la grotte et de l'accessibilité dangereuse.

En savoir plus.

 

 

L'arche de La Ciotat                                                                                                           

Cette curiosité géologique, visible depuis la route des Crêtes, est aussi appelée le « Pont naturel de Terrevaine ».

Mesurant 5 à 6 m de haut pour une vingtaine de mètres de long, cette arche naturelle témoigne, par la découverte d’objets et d’ossements, de la présence des premiers habitants de La Ciotat à la fin du néolithique (IIIe millénaire avant notre ère).

Arche de La Ciotat © Philippe Richaud