Parc national des Calanques
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Patrimoine des collines

Bergerie © Laurence Delachaume

 

De multiples vestiges archéologiques dessinent les occupations, activités, exploitations, vigies...

 

Les collines : des traces archéologiques de la Préhistoire à nos jours

 

Les collines comportent différents types de chemins : des muletiers, destinés au transport de marchandises ou de personnes en mules, des oratoires, destinés à une dévotion religieuse, etc.

Elles retracent également le gemmage pratiqué durant l’époque moderne, c'est-à-dire la récolte de résines de pins transformées en térébenthine, ainsi que la production de charbon. Des charbonnières démontrent en effet l'utilisation d'arbustes et autres arbres des collines, comme le Chêne kermès ou le Pin d'Alep, pour obtenir cette matière noire, du Moyen Âge jusqu'à la fin du XIXe siècle. 

Très calcaires, les collines ont aussi été utilisées pour les fours à chaux (sous forme de four ou directement par un feu sur la roche), qui contribuaient à alimenter le développement urbain de Marseille ainsi que les fosses communes de la peste.

Le paysage évolue véritablement à partir de 1848 : abondamment alimentée en eau grâce à son canal, Marseille devient un terroir de culture maraîchère. Les collines sont peu à peu désertées par les agriculteurs, au profit des plaines. On élève alors des vaches qui resteront autour du centre-ville jusqu’aux années 1950.

Four à chaux

Quelques fermes du massif des Calanques montrent qu’une activité agricole a eu lieu au cours des siècles, surtout au XIXe. On cultivait alors des restanques, c'est-à-dire qu’on aménageait les flancs de la colline en terrasses retenues par des murs de pierres sèches, avec des oliviers, des figuiers, des amandiers, des pois chiches, des lentilles ... Des plantes ayant besoin de peu d’eau, une denrée rare sur les hauteurs des massifs !

Quelques bergeries témoignent encore aujourd'hui du pastoralisme. Chèvres et moutons ont longtemps parcouru le massif des calanques.