Parc national des Calanques
-A +A
Share

Déclinaison des objectifs

Eissadon © Patrick Guzik

 

La charte : déclinaison des objectifs

Présentation des grands défis

Cinq grands défis sont définis dans la charte du Parc national des Calanques. Ces grands défis découlent directement des principaux éléments contribuant au caractère et aux particularités du territoire : l’indéfectible lien entre terre et mer, la périurbanité profondément inscrite dans la géographie et l’histoire, et la Provence méditerranéenne.

Les grands défis du Parc :

  1. Considérer les espaces marins et terrestres comme un seul territoire interdépendant ;
  2. Permettre la bonne coexistence de la métropole et de l’espace naturel exceptionnel ;
  3. Inscrire les usages dans le développement durable ;
  4. Réduire le risque incendie ;
  5. Faire perdurer dans le temps un territoire de qualité.

Ces 5 grands défis sont aussi le fil conducteur des 13 objectifs de protection du patrimoine, des 4 orientations de développement durable en aire d’adhésion et des 2 orientations de développement durable en aire maritime adjacente.

Ces grands défis seront également prégnants dans les futures conventions et contractualisations avec les partenaires, et les contrats d’objectifs successifs que l’établissement passera avec son Ministère de tutelle.

 

Orientations de développement durable en aire d’adhésion

L’aire d’adhésion du Parc national est un territoire à fort rayonnement, attractif et de transition autour des cœurs terrestres. En aire d’adhésion, il n’y pas de transfert de compétence ou de pouvoir de police vers l’établissement public du Parc national. Les communes choisissent de faire partie de cette partie du territoire par voie délibérative en conseil municipal.

Actuellement, 3 communes ont choisi d’en faire partie dans le Parc national des Calanques : Marseille, Cassis et La Penne-sur-Huveaune.

Cassis © Pncal
Roy d'Espagne © Pncal

Adhérer à la charte permet d’offrir sur ce territoire particulier un cadre partenarial aux collectivités et aux acteurs locaux, dans le but de favoriser les initiatives économiques, culturelles, sociales et environnementales qui profitent de la valorisation des cœurs, et qui la confortent en retour.

Au-delà des communes, c’est l’ensemble des acteurs du territoire, selon leur domaine de compétence, qui participera à la réalisation des orientations définies dans la charte du Parc national.

Les acteurs de ce territoire peuvent ainsi développer leur dynamisme et la qualité du cadre de vie, tout mettant en valeur l’approche du cœur en s’engageant à suivre les mesures proposées dans la charte.

 

Des espaces de solidarité écologique

L’adhésion à la charte permet d’inclure dans le Parc national des espaces proposés en raison notamment de leur continuité géographique ou de leur solidarité écologique avec le cœur.

La charte engage les communes à intégrer dans leurs politiques les 4 orientations proposées qui développent deux axes centraux : la solidarité envers les patrimoines du cœur et le développement durable, autour de 20 mesures partenariales.

Roy d'Espagne © Pncal

Orientation I : Concourir à la protection des patrimoines naturels du cœur

  • Mesure n°1 : Maintenir les écosystèmes en bon état dans les espaces naturels
  • Mesure n°2 : Acquérir et partager les connaissances pour optimiser les réponses
  • Mesure n°3 : Mettre en oœuvre les objectifs Natura 2000
  • Mesure n°4 : Soutenir une politique cynégétique durable et responsable
  • Mesure n°5 : Protéger les espèces patrimoniales
  • Mesure n°6 : Contribuer à améliorer la qualité environnementale des espaces et pratiques agricoles

 

Orientation II : Apaiser les interactions Homme/nature

  • Mesure n°7 : Limiter les atteintes aux espèces et aux habitats naturels aux interfaces ville / nature
  • Mesure n°8 : Limiter l’opportunisme de certaines espèces sauvages
  • Mesure n°9 : Conserver ou restaurer les continuités écologiques
  • Mesure n°10 : Mettre en œuvre une stratégie globale de prévention du risque incendie
  • Mesure n°11 : Adapter les politiques de développement durable aux enjeux de solidarité écologique
  • Mesure n°12 : Contribuer à améliorer la qualité de vie et la qualité environnementale des espaces habités

 

Orientation III : Préserver les paysages, la quiétude et la magie des lieux

  • Mesure n°13 : Maintenir le caractère architectural et paysager provençal méditerranéen
  • Mesure n°14 : Aménager durablement – intégrer les aménagements au paysage
  • Mesure n°15 : Préserver et restaurer les paysages de la Calanque de Port-Miou
  • Mesure n°16 : Apaiser les circulations

 

Orientation IV : Préserver et valoriser un art de vivre méditerranéen, provençal et durable

  • Mesure n°17 : Contribuer à la protection et à la viabilité des espaces agricoles
  • Mesure n°18 : Connaître, faire connaître et conserver l’histoire du territoire, le patrimoine bâti et archéologique
  • Mesure n°19 : Favoriser la solidarité sociale et économique avec les cœurs
  • Mesure n°20 : Promouvoir de manière partenariale le territoire du parc national comme une destination de tourisme durable

 

Orientations de développement durable en aire maritime adjacente

 

L’Aire maritime adjacente (AMA) au cœur marin d’un parc national constitue l'équivalent marin de l'aire d'adhésion à terre. Défini par le décret de création de l’établissement public du Parc national, l’AMA intègre le Domaine Public Maritime (DPM) et les eaux sous souveraineté de l’État ainsi que l’espace aérien recouvrant ces derniers.

A l’instar des espaces terrestres inclus en aire d’adhésion, l’AMA « par sa continuité géographique et sa solidarité écologique avec le cœur, concourt à la protection du cœur, tout en ayant vocation à être un espace exemplaire en matière de développement durable ».

L’AMA fait donc partie du périmètre du Parc national et est reconnue comme une aire marine protégée au sens du Code de l’Environnement.

Comme en aire d’adhésion, la charte définit les orientations de protection, de mise en valeur et de développement durable applicables à l’AMA, ainsi que les moyens de les mettre en œuvre.

L’orientation première de l’AMA est de garantir que les activités humaines (portuaires, nautiques, subaquatiques…) qui se développent en périphérie ou à destination du cœur marin ne nuisent pas à la qualité des eaux et aux patrimoines paysagers, naturels et culturels du cœur.

L’AMA est aussi un espace de partenariat entre le Parc national et les différents acteurs de la gestion des milieux marins et des zones côtières, au premier rang desquels l’État, mais également les collectivités territoriales impliquées, et l’ensemble des usagers de la mer. A la différence du cœur, le Parc national n’a pas vocation première à proposer des réglementations spécifiques en AMA, mais il soutient et favorise la cohérence des démarches existantes ou en projet et met en œuvre des mesures partenariales concrètes, dans une démarche de développement durable.

Les orientations pour l’AMA s’articulent autour de deux axes structurants : la préservation des solidarités écologiques envers le cœur et le soutien au développement durable des activités maritimes.

 

Orientation I : Contribuer à protéger les patrimoines maritimes du cœur

 

  • Mesure n°1 : Protéger et restaurer les patrimoines naturels, paysagers et culturels des fonds côtiers par une meilleure maîtrise des usages
  • Mesure n°2 : Contribuer à l’amélioration de la qualité des eaux côtières
  • Mesure n° 3 : Contribuer à l’amélioration des connaissances sur les patrimoines naturels, paysagers et les usages des milieux littoraux et marins
  • Mesure n° 4 : Préserver les cétacés

 

Orientation II : Soutenir le développement durable des activités maritimes

  • Mesure n° 5 : Favoriser la pérennisation de la pêche artisanale aux petits métiers dans ses spécificités méditerranéennes
  • Mesure n°6 : Améliorer la qualité environnementale des ports
  • Mesure n°7 : Favoriser le développement des démarches de bonnes pratiques environnementales